Circul'action https://www.circulaction.ca/ Évaluer, Informer, Accompagner Thu, 20 Apr 2023 13:32:22 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.circulaction.ca/wp-content/uploads/2019/09/cropped-avatar-32x32.png Circul'action https://www.circulaction.ca/ 32 32 Troubles neurocognitifs et demande d’évaluation à la SAAQ : les changements en 2022-2023 https://www.circulaction.ca/2023/04/20/troubles-neurocognitifs-et-demande-devaluation-a-la-saaq-les-changements-en-2022-2023/ Thu, 20 Apr 2023 13:13:24 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=6634 En novembre 2022, la SAAQ annonçait un changement dans sa gestion des dossiers médicaux des conducteurs. Plus précisément, elle annonçait que dorénavant, les conducteurs qui reçoivent un diagnostic de trouble neurocognitif* se verraient suspendre leur permis de conduire et qu’une demande de révision de cette décision pouvait être faite par la suite, pour le retrouver. […]

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En novembre 2022, la SAAQ annonçait un changement dans sa gestion des dossiers médicaux des conducteurs. Plus précisément, elle annonçait que dorénavant, les conducteurs qui reçoivent un diagnostic de trouble neurocognitif* se verraient suspendre leur permis de conduire et qu’une demande de révision de cette décision pouvait être faite par la suite, pour le retrouver.

*Trouble neurocognitif : autrefois appelé « démence », le trouble neurocognitif est défini comme un déclin cognitif par rapport au niveau de performance antérieur qui interfère avec la capacité de la personne à réaliser ses activités quotidiennes.

Les réactions furent nombreuses, souvent négatives, face à la nouvelle mesure. Or, il faut savoir que concrètement, cette mesure était déjà en place. Lorsque la SAAQ recevait un avis de diagnostic de trouble neurocognitif, elle envoyait une lettre au conducteur qui l’avisait qu’une nouvelle condition avait été émise sur leur permis et qu’il ne devait pas conduire jusqu’à ce qu’il soit évalué. Le hic c’est que la lettre envoyée manquait de clarté, spécialement lorsque l’on met en perspective que la personne qui la recevait était atteinte de difficultés cognitives. Résultat : le conducteur ne comprenait pas la notion qu’il devait cesser de conduire en attendant l’évaluation.

Pour pallier à ce problème, la SAAQ a choisi de modifier légèrement sa façon de faire. Elle suspend le permis de conduire du conducteur et si celui-ci veut le garder, il doit se manifester. Lorsqu’il le fait, il reçoit alors le fameux permis avec la nouvelle condition qui, en essence, ne lui permet pas de conduire jusqu’à ce qu’il soit évalué.

La nouvelle procédure ajoute certes quelques étapes administratives, mais elle est essentiellement la même. Elle place cependant le conducteur dans une position plus active face à son permis de conduire. S’il veut le garder, il doit agir. En plaçant le conducteur dans l’action, je suppose que la SAAQ estime que la mesure permet un premier tri : ceux qui ne sont pas en mesure de faire une demande de révision (soit d’appeler à la SAAQ ou d’envoyer une lettre) sont estimés inaptes à faire une tâche complexe comme la conduite automobile. De plus, les conducteurs ne peuvent pas invoquer qu’ils ne savaient pas que la mesure était en place, la suspension du permis étant, je leur accorde, une notion très claire par rapport à l’ajout de la fameuse condition.

J’ai eu l’opportunité de consulter la nouvelle mouture de la lettre qui est envoyée aux conducteurs lorsqu’une évaluation de leur capacité à conduire est demandée. Elle est beaucoup plus compréhensible et les étapes sont mieux expliquées.

En somme, les effets des changements apportés seront mesurés, à l’usage, dans la prochaine année.

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Quadriporteur 101 https://www.circulaction.ca/2020/07/15/quadriporteur-101/ Wed, 15 Jul 2020 19:19:51 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5115 Vous envisagez l’achat d’un quadriporteur? Voici quelques informations pour débuter votre réflexion. Utilisation Il est d’abord important de déterminer pour quels besoins spécifiques vous voulez utiliser votre quadriporteur. Pour l’intérieur uniquement? Pour faire des balades à l’extérieur? Les 2? Comme alternative à un fauteuil roulant poussé par un proche lors des commissions? Il existe des […]

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Vous envisagez l’achat d’un quadriporteur? Voici quelques informations pour débuter votre réflexion.

Utilisation

Il est d’abord important de déterminer pour quels besoins spécifiques vous voulez utiliser votre quadriporteur. Pour l’intérieur uniquement? Pour faire des balades à l’extérieur? Les 2? Comme alternative à un fauteuil roulant poussé par un proche lors des commissions?

Il existe des modèles de petites tailles, pliables, qui peuvent entrer dans des coffres d’auto. Ils conviennent aux gens qui veulent un déplacement autonome sur de courtes distances, sur des surfaces relativement planes.

Si vous voulez faire des déplacements extérieurs pour vous promener, leur autonomie risque de moins vous convenir.

Il faut aussi penser au poids du conducteur. Les petits quadriporteurs supportent des conducteurs de plus petits poids. Ils sont moins larges et pourraient verser si leur passager est trop lourd.

Budget

Critère souvent numéro 1 lorsque l’on considère cet achat. Les plus petits modèles débutent aux environ de 1000$. La gamme des véhicules de « moyenne taille » présente une braquette de prix entre 2500$ et 3300$. Les modèles de luxe peuvent atteindre les 10 000$.

Vous aimeriez vous procurer un quadriporteur avec un toit vous protégeant des intempéries? Certains modèles vous propose l’air climatisé, le chauffage, la radio intégrée, la caméra de recul, les capteurs de proximité, etc. Ces petits bolides se chiffrent justement entre 8000$ et 10 000$. Faites attention car plusieurs de ces modèles ne sont pas légaux au Québec. Informez-vous adéquatement avant d’en faire l’achat.

S’il n’est pas nécessaire de calculer les coûts d’essence, il faut toutefois tenir compte que la facture d’électricité peut augmenter, en fonction de l’utilisation et du nombre de recharges nécessaire. Il faut aussi calculer que la batterie aura intérêt à être remplacée aux 5 ans. Si vous êtes un utilisateur assidu et que vos sorties extérieures comportent des terrains plus rocailleux, les pneus s’useront plus vite. Un changement de pneus peut alors être nécessaire au bout de 2 ans. Pour une utilisation à l’intérieur et plus occasionnelle, il est possible qu’aucun changement de pneus ne soit nécessaire.

Enfin, il est important d’envisager de se procurer une assurance responsabilité civile pour couvrir tout dégât que l’on pourrait causer avec le quadriporteur. Que ce soit des coins de murs habîmés dans sa résidence ou même des bris plus important dans un commerce, il est préférable de planifier cette dépense dans notre budget.

Autonomie

En fonction de leur grosseur (poids), de leur moteur et de leur batterie, les quadriporteurs ont une autonomie qui varie entre 11 km et 50 km. C’est un critère non négligeable à considérer, selon l’utilisation que vous prévoyez en faire.

Une charge complète peut prendre entre 8 et 10h. Les quadriporteurs ont des chargeurs et se branchent dans des prises de courant ordinaires.

Vitesse

La vitesse des quadriporteurs varie entre 7 et 15 km/h. Retenez qu’une utilisation intérieure requiert beaucoup de doigté et qu’une basse vitesse est indiquée. Pour traverser des cadres de portes, la basse vitesse est aussi nécessaire.

Pour l’utilisation extérieure, puisqu’il est recommandé de conduire sur les pistes cyclables et les trottoirs, bien que 15 km/h peut paraître décevant, il faut aussi assurer la sécurité des piétons autour de soi.

Entretien

Un entretien annuel est recommandé pour vérifier l’état de la batterie, des roues et des pneus, etc.

Pour ce qui est de l’entretien quotidien, il est déconseillé de laisser le quadriporteur sur la charge lorsqu’il est à pleine capacité. En hiver, il est recommandé de charger la batterie au moins une fois par mois.

Il est déconseillé de conduire en hiver avec un quadriporteur. La grosseur des roues ne permet pas de gérer les routes enneigées du Québec.

Il est aussi préférable d’entreposer son quadriporteur à l’abri des intempéries. Comme pour un vélo, s’il est laissé dehors, il usera plus vite. De toute façon, il s’agit d’un bien prisé des voleurs. Il est préconisé de les garder à l’intérieur. Il faut donc prévoir un endroit pour un entreposage de longue durée l’hiver et un endroit pour le garder à l’abri au quotidien l’été. Cela peut impliquer que quelques modifications seront nécessaires pour permettre l’accès intérieur/extérieur (seuils de portes, etc.).

Triporteur ou quadriporteur?

Les quadriporteurs sont de loin plus recommandés que les triporteurs, pour une question de stabilité. Les risques de basculer avec les triporteurs sont beaucoup plus grands. Ils ne sont pas moins larges que les quadriporteurs, alors il n’y a pas vraiment d’avantage à choisir un triporteur. Ils avaient d’ailleurs disparus du marché depuis plusieurs années. Je ne sais pas pourquoi les compagnies ont choisi de les offrir de nouveau.

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Quadriporteur : mode d’emploi https://www.circulaction.ca/2020/07/01/quadriporteur-mode-demploi/ Wed, 01 Jul 2020 12:00:09 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5074 Mise à jour : 2 novembre 2020 Le quadriporteur et le triporteur font partie de la catégorie des « aide à la mobilité motorisée » et il n’existait jusqu’à tout récemment, aucun règlement les encadrant. Le ministère des Transport a mis en place un projet pilote qui a débuté le 1er juin 2015 et qui s’est terminé le […]

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Mise à jour : 2 novembre 2020

Le quadriporteur et le triporteur font partie de la catégorie des « aide à la mobilité motorisée » et il n’existait jusqu’à tout récemment, aucun règlement les encadrant. Le ministère des Transport a mis en place un projet pilote qui a débuté le 1er juin 2015 et qui s’est terminé le 1er juin 2020. Le but du projet pilote était de mettre en place une réglementation à inclure au code de la sécurité routière qui tiendrait compte de leur caractère particulier. Cette réglementation a été officialisée le 9 août 2020. Pour consulter l’ensemble des règles de sécurité, vous pouvez consulter Guide de la circulation émis par le Ministère des Transports ici

Voici un résumé des éléments essentiels:

*Le terme quadriporteur est utilisé pour alléger le texte, mais tout ceci s’applique tout autant aux triporteurs.

Où circuler:

Trottoir :

  • Pour circuler sur un trottoir, le quadriporteur doit être muni d’un frein activé automatiquement lorsque l’accélérateur est relâché.
  • La vitesse maximale est de 10 km/h et en cas d’achalandage élevé, il faut réduire la vitesse pour être comparable à celle des piétons.

Piste cyclable :

  • Ce sont les municipalités qui déterminent quel genre de véhicule est autorisé à circuler sur leurs pistes cyclables. Il est donc nécessaire de vérifier le règlement municipal de sa ville pour savoir si c’est permis. Je vous admets volontiers que cette information est parfois difficile à trouver !
    • Sachez que pour les villes de Lévis et de Québec, les aides à la mobilité sont permises sur les pistes cyclables. C’est également le cas de la ville de Montréal.
  • Lorsque le déplacement est autorisé sur la piste cyclable, la sécurité des autres usagers est la règle principale ! Il faut donc ajuster sa vitesse aux autres usagers et en tout temps, la limite de vitesse maximale permise est de 32 km/h.
  • Il faut respecter la signalisation sur la piste cyclable et donc rouler à droite, faire les arrêts obligatoires et toujours dépasser par la gauche seulement. Lorsqu’on se fait dépasser, la courtoisie dicte que l’on se tienne le plus à droite possible et que l’on facilite la tâche pour celui qui nous dépasse.

Chaussée et accotement :

  • Si une piste cyclable est disponible, il faut en privilégier l’utilisation, plutôt que la chaussée ou l’accotement sur les routes à 50 km/h et moins.
  • Sur une route à plus de 50km/h, il est obligatoire de circuler sur le trottoir ou sur la piste cyclable lorsqu’ils sont disponibles. Sinon, il faut circuler sur l’accotement.
  • Il est permis de circuler sur la chaussée sur une courte distance ou pour se rendre à un endroit auquel on ne peut accéder que de cette façon.
  • Dès que l’utilisateur circule sur la chaussée ou l’accotement, il doit circuler dans le sens de la circulation et se tenir le plus à droite possible.
    • Il est possible de rouler dans le sens contraire de la circulation sur l’accotement ou la chaussée SI :
      • Il n’y a pas de trottoir ni de piste cyclable

                                         Et

    • Que cela permet de circuler du côté éclairé du chemin public ou du côté où l’accotement est le plus large et que de faire ainsi est sécuritaire.
  • Il est recommandé d’être équipé d’un fanion orange triangulaire en tout temps, pour être plus visible, mais il est obligatoire d’en être équipé si on circule sur une route à plus de 50km/h. De plus, les feux et les phares doivent être allumés en tout temps.

Où la circulation est interdite:

  • Sur les routes à accès limité, entre autres sur les autoroutes et les voies d’accès.
  • Sur la chaussée des routes où la limite de vitesse est supérieure à 50 km/h sans accotement assez large (au moins un mètre soit 3 pieds et demi).
  • Sur la chaussée des routes où la limite de vitesse est supérieure à 50 km/h sur de longues distances.
  • Entre deux voies, même si les voitures sont immobilisées.

Pour traverser:

  • Pour traverser une route ou une intersection, l’utilisateur doit le faire de la même façon que les piétons c’est-à-dire aux passages pour piétons, en respectant les feux pour piétons, les feux de circulation ou les panneaux d’arrêt, selon le cas.
  • S’il n’y a pas d’intersection ou de passage pour piéton à proximité, il faut céder le passage aux usagers de la route que l’on veut traverser, s’assurer que c’est sécuritaire et traverser de façon perpendiculaire (pas en diagonale).
  • Intersections :
    • Virage à droite : céder le passage aux piétons, cyclistes et autres quadriporteurs qui continuent tout droit à cette intersection puis faire son virage.
    • Virage à gauche : il n’est pas possible de tourner directement à gauche puisque l’on doit rester à droite sur la chaussée. Il est donc obligatoire de traverser, comme un piéton, en L, en 2 étapes.

Équipements obligatoires:

  • Un système de freins suffisamment puissant pour stopper rapidement en cas d’urgence et retenir le quadriporteur lorsqu’il est immobilisé. Pour circuler sur les trottoirs, un frein qui s’active automatiquement lors du relâchement du dispositif d’accélération est nécessaire.
  • Un réflecteur blanc ou jaune à l’avant et un réflecteur rouge à l’arrière.
  • Une bande réfléchissante ou un réflecteur blanc, jaune ou rouge placé le plus haut possible de chaque côté du véhicule.
  • Pour circuler la nuit ou sur une chaussée où la vitesse maximale permise est de plus de 50 km/h:
    • Un ou deux phares blancs à l’avant;
    • Un ou deux feux rouges à l’arrière (ceux-ci peuvent être clignotants).
    • Ils doivent être allumés.
  • Pour circuler sur une chaussée où la vitesse maximale permise est de plus de 50 km/h, un fanion est obligatoire. Ce fanion doit être orange et triangulaire et mesurer au moins 300 cm2. Son extrémité la plus élevée, en position verticale, doit se situer à une distance minimale de 150 cm du sol.

Équipements recommandés:

  • Fanion recommandé en tout temps afin d’être mieux vu.
  • Feux et phares recommandés en tout temps et allumés selon les conditions météo pour améliorer la visibilité.
  • Deux réflecteurs blancs à l’avant et deux réflecteurs rouges à l’arrière, installés de la façon la plus éloignée possible l’un de l’autre, pour indiquer la largeur réelle du quadriporteur et faciliter son repérage la nuit ou par temps brumeux.

Bon à savoir

  • Il est obligatoire de s’arrêter à l’approche d’un autobus scolaire dont les feux clignotants sont en marche.
  • Il est nécessaire de circuler en file lorsqu’on se déplace avec un ou plusieurs autres quadriporteurs (maximum de 15 quadriporteurs en file).
  • Il n’est pas permis de tirer une remorque avec son quadriporteur.
  • Il est interdit à tout utilisateur d’un quadriporteur qui circule sur la chaussée de faire usage d’un téléphone cellulaire ou de tout autre appareil portatif conçu pour transmettre ou recevoir des informations ou pour être utilisé à des fins de divertissement, ou de faire usage d’un écran d’affichage. 
    • Il est possible d’utiliser le système de navigation de son téléphone cellulaire pour s’orienter s’il est fixé de façon sécuritaire sur le quadriporteur.
    • Il est possible d’utiliser son téléphone cellulaire lorsqu’on est immobilisé sur le côté de façon à ne pas gêner la circulation.
  • L’utilisateur ne peut porter aucun écouteur.
    • Le port d’un seul écouteur est permis seulement lorsqu’il s’agit d’une aide technique à l’orientation.
  • Conduire un quadriporteur avec les facultés affaiblies par la drogue, les médicaments ou l’alcool est interdit. En effet, le Code criminel s’applique également pour la conduite de ce moyen de transport. En cas d’infraction, les sanctions sont les mêmes que celles qui s’appliquent pour le conducteur de n’importe quel autre véhicule routier.
  • En cas d’accident, les blessures subies lors d’un accident avec un triporteur, un quadriporteur ou toute autre aide à la locomotion munie d’un moteur ne sont pas couvertes par le régime public d’assurance automobile, sauf lorsque cet accident implique un véhicule en mouvement couvert par le régime.
  • Les objets qui sont transportés sur un quadriporteur doivent être bien fixés afin de ne pas nuire à la conduite ou à la visibilité.
  • Lorsqu’un équipement ou un objet installé sur le quadriporteur masque les phares, les feux ou les réflecteurs, des dispositifs équivalents à ceux-ci doivent être placés à des endroits visibles.

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Le quadriporteur, une alternative à la conduite automobile? https://www.circulaction.ca/2020/06/17/le-quadriporteur-une-alternative-a-la-conduite-automobile/ Wed, 17 Jun 2020 19:13:37 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5065 Lorsque les aînés perdent leur permis de conduire ou envisagent de cesser de conduire, plusieurs se tournent vers l’utilisation du quadriporteur* comme alternative pour parcourir des distances plus grandes qu’à pied, faire des commissions ou simplement pour le plaisir de se déplacer. Mais est-ce une solution appropriée ? Conduire un quadriporteur est plus difficile qu’il […]

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Lorsque les aînés perdent leur permis de conduire ou envisagent de cesser de conduire, plusieurs se tournent vers l’utilisation du quadriporteur* comme alternative pour parcourir des distances plus grandes qu’à pied, faire des commissions ou simplement pour le plaisir de se déplacer. Mais est-ce une solution appropriée ?

Conduire un quadriporteur est plus difficile qu’il n’y paraît. Physiquement, il faut être capable de manœuvrer le quadriporteur, particulièrement pour franchir des obstacles (chaîne de trottoir, cracs et divers nids de poule) et de garder l’équilibre pour éviter de tomber du quadriporteur ou de se renverser sur le côté. Il faut aussi passer dans des endroits serrés (ex. un cadre de porte) sans tout accrocher.

Au niveau perceptuel, il faut bien percevoir les distances pour ne pas accrocher des voitures et des piétons autour de soi ou encore des cadres de porte, des coins de murs, etc. Il faut aussi percevoir les hauteurs pour juger des endroits appropriés pour passer. Enfin, il y a la signalisation à apercevoir et à reconnaître pour s’y conformer. 

Au niveau cognitif, il faut retenir les consignes de sécurité, choisir le bon trajet pour se rendre à destination, gérer l’autonomie de la batterie et l’entretien, juger du comportement des autres usagers de la route pour réagir en conséquence, etc. L’utilisateur sera en contact étroit avec des piétons, des cyclistes et souvent avec des enfants qui peuvent être très imprévisibles sur une piste cyclable! 

En général, si ce sont les capacités physiques d’un conducteur qui lui font cesser de conduire une voiture, l’utilisation d’un quadriporteur est appropriée. C’est même un excellent moyen de demeurer connecté avec notre environnement et éviter l’isolement à domicile.

Lorsqu’un conducteur ne peut plus conduire sa voiture parce qu’il a des problèmes perceptuels (vision par exemple) ou cognitifs, l’utilisation d’un quadriporteur est plus rarement sécuritaire car elle fait appel à des habiletés semblables à celles de conduire une voiture, pour laquelle la personne a été jugée inapte. 

Bien qu’on serait tenté de penser que les risques sont moins grands étant donné la vitesse à laquelle les quadriporteurs se déplacent par rapport à une voiture, il faut aussi tenir compte du fait que l’utilisateur n’est pas aussi bien protégé en cas d’accident qu’en auto. Il suffit d’une courte recherche sur internet pour trouver des accidents au Québec où l’utilisateur a été blessé ou même tué. L’utilisateur n’était pas toujours en faute. En outre, le quadriporteur représente un risque de blessure important pour les piétons qui sont côtoyés de manière beaucoup plus rapprochée qu’en auto.

Il n’y a aucun permis de conduire requis pour utiliser un quadriporteur et aucune immatriculation n’est nécessaire. Il n’y a pas de règlement sur l’aptitude à conduire de ce genre de véhicule. C’est une question de responsabilité civique. Aucun vendeur de ces équipements ne fera de vérification sur l’état mental d’un client. Notez toutefois que pour obtenir cette aide à la mobilité via le programme d’attribution des triporteurs et des quadriporteurs du ministère de la Santé et des Services Sociaux, une telle évaluation est nécessaire et est réalisée par un ergothérapeute. 

* Pour alléger le texte, le mot quadriporteur est utilisé, mais les informations s’appliquent autant au quadriporteur qu’au triporteur.

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Opinion: les cours de perfectionnement https://www.circulaction.ca/2020/04/08/opinion-les-cours-de-perfectionnement/ Wed, 08 Apr 2020 19:47:39 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5223 Pourquoi faire un cours de perfectionnement? Certains conducteurs ont déjà suivis des cours de perfectionnement, soit pour obtenir leur premier permis de conduire ou dans le cadre de leur emploi. Mais une large proportion des conducteurs aînés n’ont jamais suivis de cours de conduite. Ils ont « appris sur le tas ». Ils accumulent donc une grande […]

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Pourquoi faire un cours de perfectionnement?

Certains conducteurs ont déjà suivis des cours de perfectionnement, soit pour obtenir leur premier permis de conduire ou dans le cadre de leur emploi. Mais une large proportion des conducteurs aînés n’ont jamais suivis de cours de conduite. Ils ont « appris sur le tas ». Ils accumulent donc une grande expérience de conduite, mais ils ignorent aussi de nombreuses règles du Code de la sécurité routière. 

Les cours de perfectionnement sont prévus pour les conducteurs expérimentés, afin de faire une mise à jour de leurs connaissances et de leurs techniques de conduite. Ils n’ont rien à voir avec les cours donnés aux apprenti-conducteurs. Ce sont des cours donnés par les moniteurs de conduite qui ont l’habitude de s’adresser et d’enseigner à des conducteurs expérimentés. 

Ils permettent aux conducteurs de démontrer leur savoir-faire. C’est une occasion d’apprentissage des éléments qui leurs étaient inconnus d’un point de vue théorique même s’ils en appliquaient parfois les principes intuitivement en tout ou en partie. C’est le meilleur moment de poser les questions qu’ils ont toujours eu et d’avoir enfin la réponse de la part d’un professionnel. C’est l’opportunité de pratiquer certaines techniques de conduite avec lesquelles ils sont moins familiers, moins à l’aise ou qu’ils ne faisaient pas adéquatement au sens de la loi. C’est la meilleure façon de rester un conducteur sécuritaire longtemps.

Un rafraîchissement de la conduite, c’est bon pour tous! Peu importe l’âge ou l’expérience de conduite.

Est-ce que je dois faire des cours de conduite avant mon test routier?

Non. Ce n’est pas obligatoire. Par contre, c’est fortement recommandé. Nous avons tous de mauvaises habitudes de conduite, peu importe notre âge. L’exemple le plus flagrant est dans le choix des voies de virage. Une grande majorité de la population effectue des virages vers les voies du fond, alors que la règle est plutôt de prendre le chemin le plus court.

De plus, plusieurs règles de la sécurité routière ont changées depuis que nous avons obtenu notre permis de conduire. Par exemple, le droit de tourner à droite au feu rouge dans certaines circonstances est apparu au Québec en 2003.

On construit même nos routes de manière différente. Il y a maintenant plus de 50 carrefours giratoires au Québec, une progression fulgurante depuis les années 2000. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise d’y circuler, malgré une présence nettement supérieure.

Enfin, pour des raisons financières, faire des cours de perfectionnement peut s’avérer payant. En effet, suite à l’évaluation en ergothérapie, 3 avenues sont possibles :

  • vous avez réussi et la recommandation est positive à votre égard;
  • vous avez échoué et il est estimé que les erreurs que vous avez commises démontrent que vous n’êtes plus sécuritaire;
  • la 3e avenue est que vous ayez échoué le test routier, mais qu’il est estimé que les erreurs commises sont corrigeables, en prenant des cours de conduite. Dans ce cas, les cours deviennent obligatoires, pour atteindre les objectifs fixés et une 2e évaluation sur la route sera nécessaire pour démontrer que vous avez bien retenu vos nouveaux apprentissages. Ainsi, vous devrez débourser pour une 2e évaluation sur la route.

Ultimement, retenons que le but de faire des cours de perfectionnement n’est pas de réussir le test routier, mais de faire des apprentissages durables, pour être un conducteur sécuritaire encore longtemps.

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Dénoncer un conducteur à la SAAQ https://www.circulaction.ca/2020/03/25/denoncer-un-conducteur-a-la-saaq/ Wed, 25 Mar 2020 18:01:39 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5144 Bien qu’il soit de loin préférable d’engager une conversation franche avec un proche concernant sa conduite automobile, il peut arriver que des circonstances face en sorte qu’il soit nécessaire de le signaler aux autorités pour des raisons de sécurité. Pour ce faire, il suffit d’appeler au 1-800-561-2858 Il s’agit d’un signalement totalement anonyme. Il ne […]

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Bien qu’il soit de loin préférable d’engager une conversation franche avec un proche concernant sa conduite automobile, il peut arriver que des circonstances face en sorte qu’il soit nécessaire de le signaler aux autorités pour des raisons de sécurité.

Pour ce faire, il suffit d’appeler au 1-800-561-2858

Il s’agit d’un signalement totalement anonyme. Il ne vous sera pas demandé de vous identifier et la personne que vous dénoncez ne saura jamais que l’information venait de vous. Dans le même ordre d’idée, une fois le signalement fait, nous n’obtiendrez aucune confirmation de la part de la SAAQ, aucun bilan d’aucune façon sur la suite des choses.

D’abord, vous devrez identifier le conducteur visé. Plus vous donnerez d’informations, plus il sera possible pour la SAAQ de donner suite à votre signalement. Avoir le numéro du permis de conduire est un atout. Au minimum, vous devrez fournir le nom, le prénom et une des informations suivantes: le numéro d’immatriculation de son véhicule, son adresse complète ou sa date de naissance.

On vous demandera ensuite de décrire des faits ou des événements. Mentionnez tout ce que vous connaissez au sujet de la santé du conducteur et qui pourrait être pertinent, ainsi que toutes les observations que vous avez faites qui vous amènent à être inquiet (ou carrément convaincu) de la capacité de conduire de la personne. Accrochages, bris, accidents, quasi-accidents, erreurs de conduite (panneaux ou feux manqués, conduite en sens inverse, mauvais choix de voies, se perdre dans des endroits familiers, confusion en conduisant, diagnostic de démence, de troubles visuels importants, etc.)

Vous direz que je prêche pour ma paroisse, mais j’ajouterais que vous recommandez que votre proche soit évalué sur la route avec un ergothérapeute. Pourquoi ? Particulièrement si vous soupçonnez que votre proche démontre des signes de problèmes cognitifs en installation, les ergothérapeutes sont formés pour évaluer cette clientèle, ce qui n’est pas le cas des évaluateurs à la SAAQ. Vous obtiendrez une évaluation plus approfondie des capacités à conduire de votre proche et l’ergothérapeute pourrait vous faire des recommandations supplémentaires, au-delà de la conduite automobile, pour vous aider à gérer la situation et vous accompagner dans les démarches à faire par la suite.

 

Que se passera-t-il ensuite?

Selon l’information reçue et celle qu’elle possède déjà, la SAAQ dispose de plusieurs options. Elle pourrait ne pas donner suite. Elle pourrait suspendre le permis de conduire ou assortir le permis de conditions spéciales, restreignant la conduite. Elle peut demander que le conducteur communique des renseignements médicaux par le biais d’un formulaire médical à remplir (santé et vision). Elle peut demander une évaluation par un ergothérapeute. Elle peut aussi demander une évaluation sur la route directement en centre de services.

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Le saviez-vous? L’angle mort https://www.circulaction.ca/2020/03/11/le-saviez-vous-langle-mort/ Wed, 11 Mar 2020 17:34:06 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5134 On me demande souvent quelles sont les erreurs les plus fréquentes que j’observe lors des tests routiers. L’habitude de conduite la moins répandue chez les conducteurs expérimentés est la vérification de l’angle mort. Qu’est-ce que l’angle mort? Nos yeux perçoivent une image dans un espace situé devant nous appelé champ visuel. Il s’étend de chaque […]

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On me demande souvent quelles sont les erreurs les plus fréquentes que j’observe lors des tests routiers. L’habitude de conduite la moins répandue chez les conducteurs expérimentés est la vérification de l’angle mort.

Qu’est-ce que l’angle mort?

Nos yeux perçoivent une image dans un espace situé devant nous appelé champ visuel. Il s’étend de chaque côté de notre tête et balaie un espace de 180 degrés autant à l’horizontal qu’à la vertical. Donc, on ne voit pas ce qui se passe derrière nous.

En conduite automobile, c’est embêtant parce qu’il y a de l’information essentielle dont nous avons besoin qui se trouve de chaque côté et derrière nous. Pour pallier à ce problème, le rétroviseur et les miroirs latéraux ont été inventés. Cependant, ils ne permettent pas de percevoir l’entièreté de l’espace qui se trouve derrière nous.

L’angle mort représente donc une grande partie de l’espace autour de notre véhicule.

Pour faire une vérification dans l’angle mort, un coup d’œil jeté par-dessus notre épaule est la façon la plus complète de s’assurer que cet espace est libre et sans danger. Cette manœuvre est absente chez un grand nombre de conducteurs expérimentés.

Il existe quelques moyens alternatifs pour vérifier l’angle mort sans regarder par-dessus l’épaule lorsque ce n’est pas possible, en raison d’arthrose au cou par exemple.

En avançant le tronc vers l’avant et en regardant dans les miroirs latéraux, on augmente l’espace perçu dans la zone de l’angle mort. Ce n’est pas parfait, mais c’est mieux que rien.

On peut aussi placer les miroirs de façon à obtenir une vision « 360 degrés ». Ce vidéo par le CAA vous montre comment ajuster les miroirs pour y parvenir.

Avec cette configuration de miroirs, un véhicule que vous voyez dans votre rétroviseur, apparaîtra  dans votre miroir latéral puis dans votre champ de vision périphérique alors qu’il vous dépasse sans avoir à tourner la tête. Bien entendu, ce n’est pas magique. Pour que ce soit efficace, il faut adopter une conduite active où la vérification dans les miroirs est très fréquente.

Est-il essentiel de regarder dans les angles morts?

Je crois fermement que la raison pour laquelle la plupart des conducteurs expérimentés ne font pas de vérifications dans l’angle mort c’est qu’au moment où ils ont commencé à conduire, il n’y avait pas de cours de conduite, il y avait beaucoup moins de trafic et la configuration des routes était telle que les changements de voies étaient plus rare notamment.

Aujourd’hui, avec le nombre de véhicules sur les routes et la complexification des manœuvres de conduite à faire quotidiennement, il est primordial de regarder dans les angles morts, idéalement en regardant par-dessus l’épaule.

L'angle-mort en avant

Saviez-vous qu’il existe aussi des angle-mort à l’avant de votre véhicule? En effet, les pilliers du pare-brise peuvent facilement cacher des usagers plus petits et plus vulnérables comme des piétons, des cyclistes, des motocyclistes. Même des usagers de taille normale peuvent se trouver cachés complètement ou en partie par les pilliers. Maintenant que vous le savez, c’est une vérification à ne pas négliger, surtout lors des virages, tant à droite qu’à gauche. 

Ce vidéo de la SAAQ vous permettra de bien visualiser cet effet.

Dans cet article de Radio-Canada, d’autres angle-mort insoupçonnés sont expliqués.

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En un clin d’oeil: les maladies des yeux https://www.circulaction.ca/2020/02/26/en-un-clin-doeil-les-maladies-des-yeux/ Thu, 27 Feb 2020 00:44:28 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=5123 La vue est un sens qui influence grandement la conduite automobile. Les informations que les yeux apportent au cerveau jouent un rôle majeur dans notre capacité à conduire de manière sécuritaire. Il est donc bien important de prendre soin de ses yeux. Cataractes La cataracte affecte le cristallin de l’œil soit la « lentille » pour faire […]

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La vue est un sens qui influence grandement la conduite automobile. Les informations que les yeux apportent au cerveau jouent un rôle majeur dans notre capacité à conduire de manière sécuritaire. Il est donc bien important de prendre soin de ses yeux.

Cataractes

La cataracte affecte le cristallin de l’œil soit la « lentille » pour faire une comparaison avec un appareil photo. Lorsque le cristallin devient assez trouble pour gêner la vision, c’est ce qu’on appelle une cataracte. Au début, les lunettes peuvent corriger suffisamment les défauts entraînées par la cataracte, mais lorsqu’elle est trop avancée, la chirurgie est nécessaire.

La cause la plus fréquente de la cataracte est le vieillissement. D’autres causes incluent les traumatismes, les médicaments tels que les stéroïdes, les maladies systémiques telles que le diabète et l’exposition prolongée à la lumière ultraviolette (soleil). Les personnes qui fument semblent avoir des cataractes plus tôt que les non-fumeurs.

Les effets de la cataracte sur la vue sont progressifs. Ils incluent : une vision floue, des éblouissements, en particulier la nuit, une diminution de l’intensité des couleurs, un jaunissement des images. Et en de rares cas, une vision double. Des changements fréquents de votre prescription de lunettes est à prévoir.

Glaucome

Le glaucome est une maladie du nerf optique qui se produit lorsque la pression dans l’œil augmente. Cela provoque une perte du champ visuel dans la périphérie de la vision et ultimement la perte de la vision. Il n’y a pas de remède pour le glaucome, mais il peut être contrôlé avec une bonne gestion pharmacologique. Le traitement vise la réduction de la pression dans l’œil. Un bon suivi est nécessaire pour ajuster le traitement et optimiser la « pression cible ».

Les facteurs de risque de développer du glaucome sont l’âge, les antécédents familiaux, le diabète, les variations de la tension artérielle (élevée et faible), les maladies cardiaques, les blessures physiques à l’œil et l’utilisation de corticostéroïdes pendant des périodes prolongées.

Décollement de la rétine

Le décollement de la rétine est un phénomène où la rétine qui est la pellicule sur laquelle se fixent les images dans l’œil pour reprendre la comparaison avec un appareil photo, bouge et se déchire. C’est un problème très grave qui doit être pris en charge rapidement. Les symptômes sont les suivants : voir des lumières qui clignotent, des points flottants ou un rideau gris qui se déplacent à travers le champ de vision.

L’âge est un facteur de risque, de même qu’un traumatisme de l’œil (même plusieurs années après), un coup à la tête, des maladies oculaires, une chirurgie oculaire, le diabète, une myopie excessive. Souvent, il se produit spontanément sans aucun signe précurseur.

Dégénérescence maculaire

La dégénérescence maculaire est une atteinte de la macula qui est la partie centrale de la rétine. C’est elle qui permet de voir les plus fins détails. Cette maladie constitue la principale cause de déficience visuelle chez les personnes âgées de 50 ans et plus en Occident. Elle crée une perte de la vision centrale. D’apparition progressive, les personnes atteintes présentent les symptômes suivants : avoir l’impression que l’éclairage est insuffisant ou que les pages d’un livre sont légèrement jaunies, une difficulté à voir de loin ou à accomplir des tâches de précision comme la lecture. Les visages peuvent paraître brouillés et les lignes ondulées, avoir de la difficulté à distinguer les couleurs. Lorsque la maladie progresse on peut apercevoir une tâche sombre ou un point noir au centre de la vision.

L’âge est un facteur de risque (au-dessus de 55 ans), le tabagisme, l’hypertension artérielle, un haut taux de cholestérol sanguin, l’obésité, avoir souffert d’un problème vasculaire (crise cardiaque, angine, AVC, etc.), les antécédents familiaux et les problèmes oculaires comme l’hypermétropie ou la myopie sévère. Il existe deux formes de la maladie, l’une étant plus grave que l’autre. Des traitements existent qui ne permettent pas de guérir la maladie mais de conserver plus longtemps la vision.

Ces quatre maladies des yeux sont susceptibles d’affecter la capacité à conduire. Qu’est-ce qu’on peut faire pour prévenir les maladies de l’œil?

  • Faire des examens de la vue régulièrement. Après 65 ans, la Société Canadienne d’Ophtalmologie recommande des examens au moins aux 2 ans. Si elles sont détectées suffisamment à l’avance, les traitements sont toujours plus efficaces;
  • Consulter un optométriste ou un ophtalmologiste dès que l’on constate les symptômes mentionnés ci-dessus;
  • Éviter le tabac;
  • Bien manger;
  • Faire de l’exercice;
  • Porter des chapeaux et des lunettes de soleil;
  • Porter des lunettes de sécurité lorsqu’on fait des travaux ou toutes activités susceptibles de provoquer des éclaboussures (ex. produits chimiques comme des produits nettoyants), des projectiles (ex. tondre le gazon, sports comme le hockey, le badminton, le tennis) ou des coups;
  • Prendre sa médication telle que prescrite;
  • Gérer ses maladies comme le diabète, les maladies cardiaques, etc.

 

« Il faut avoir les yeux sur ce qu’on ne veut pas perdre » – Proverbe latin.

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Bien dormir, bien conduire https://www.circulaction.ca/2020/02/12/bien-dormir-bien-conduire/ Wed, 12 Feb 2020 15:22:56 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=4915 La SAAQ fait beaucoup de sensibilisation auprès des conducteurs sur les dangers de la fatigue au volant. Ses statistiques font état d’une moyenne de 78 décès chaque année au Québec et 8 532 blessés en lien avec cette condition. La somnolence de jour peut être provoquée par de la médication ou plus souvent, par un […]

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La SAAQ fait beaucoup de sensibilisation auprès des conducteurs sur les dangers de la fatigue au volant. Ses statistiques font état d’une moyenne de 78 décès chaque année au Québec et 8 532 blessés en lien avec cette condition. La somnolence de jour peut être provoquée par de la médication ou plus souvent, par un sommeil nocturne de pauvre qualité.

Au-delà de la fatigue au volant, avoir un sommeil de pauvre qualité peut aussi influencer la capacité à conduire de d’autres façons.

Approximativement 50% des aînés se plaignent de difficultés à dormir.

Avec l’âge, le sommeil change. Par exemple, le pourcentage de sommeil REM diminue (la phase du sommeil qui comporte les rêves et qui permet au cerveau d’organiser les informations de la journée et de les mettre dans la mémoire) et le pourcentage de sommeil léger augmente.

Le rythme circadien change aussi, faisant en sorte que les aînés s’endorment plus tôt le soir, souvent entre 19h et 21h et se réveille plus tôt le matin entre 3h et 5h. S’endormir entre 19h et 21h ce n’est pas très pratique, mais résister le sommeil pour se coucher plus tard, pour participer à des activités par exemple, ne fait malheureusement pas en sorte que la personne se réveille plus tard. Donc elle dort moins et risque davantage de souffrir de somnolence.

Ces changements se produisent normalement avec l’âge et ne sont pas considérés comme pathologiques.

Le sommeil peut aussi être perturbé par des maladies

Certains troubles respiratoires, comme les ronflements et l’apnée du sommeil altèrent la qualité du sommeil. Les facteurs de risques de développer des troubles respiratoires comprennent l’âge, le genre (les hommes sont plus touchés que les femmes) et l’obésité. D’autres conditions peuvent augmenter le risque de développer des troubles respiratoires tel l’usage de médications avec effet sédatif, la consommation d’alcool, l’historique familiale, être fumeur et la configuration des voies respiratoires supérieures.

Le traitement de choix est le CPAP. Il élimine l’apnée, diminue la somnolence, améliore les symptômes désagréables comme l’impression de manquer d’air et les ronflements, améliore la mémoire, l’apprentissage, la vitesse des mouvements et a d’autres effets biologiques positifs.

Le syndrome des jambes sans repos est une autre maladie associé à une diminution de la qualité du sommeil. Dans ce syndrome, la personne ressent une sensation désagréable dans les jambes et un urgent besoin de bouger. Il s’ensuit qu’elle bouge les jambes de manière brusque ou donne des coups de pieds toutes les 20 à 40 secondes, pendant des périodes qui peuvent s’étendre jusqu’à toute la nuit. Chaque mouvement peut engendrer un micro réveil qui cause un sommeil fragmenté. La cause de ce syndrome demeure inconnue. Il est traité par de la médication.

L’insomnie

Sans surprise, l’insomnie (la difficulté à s’endormir ou à rester endormi) affecte la qualité du sommeil. Saviez-vous qu’il est rare que l’insomnie se produise seule ? Elle est souvent associée à d’autres maladies comme l’arthrite, la douleur chronique, le diabète, le cancer, les maladies obstructives chroniques, un AVC ou le Parkinson. De plus, les aînés qui cumulent plusieurs conditions médicales développent davantage de l’insomnie.

En outre, l’insomnie cause souvent de la dépression et la dépression cause de l’insomnie. Une malheureuse boucle infernale ! L’insomnie est également associée à d’autres affections psychologiques comme le trouble anxieux généralisé et le trouble panique.

Enfin, l’insomnie peut aussi être causée par la médication. Les stimulants du système nerveux central, les anti-hypertenseurs (qui combat la haute pression sanguine), certaines médications pour les problèmes respiratoires, les traitements de chimiothérapie, des décongestionnants, des hormones (comme les corticostéroïdes ou les médicaments pour la thyroïde) et les psychotropes peuvent tous avoir l’insomnie comme effet secondaire.

Quand le cerveau ne peut pas se reposer suffisamment, ça nuit à la santé cognitive

Bien entendu, la fatigue au volant augmente le risque d’accident, mais le manque de sommeil nuit aussi à nos fonctions cognitives et affecte notre capacité à être un conducteur sécuritaire. Lorsque le cerveau manque de sommeil de manière importante ou persistante, il se retrouve avec des difficultés d’attention et de concentration. Le conducteur est plus à risque de faire des erreurs. La mémoire immédiate et à court terme sont aussi affectées. Quelle est la limite de vitesse permise qui était inscrite sur le panneau que je viens de croiser ? Enfin, la capacité de planifier et d’organiser sa pensée est atteinte. Les situations qui impliquent de gérer des priorités de passage sont particulièrement difficiles et les risques d’accidents sont augmentés. Lorsque notre capacité à réfléchir est ralentie par la fatigue ou la somnolence, on devient un danger au volant.

Comment améliorer mon sommeil ?

Le traitement le plus efficace pour ajuster le rythme circadien est la luminothérapie. S’exposer à la lumière vive en début de soirée et éviter la lumière vive tôt le matin peut aider à rétablir un rythme circadien trop déphasé.

La personne qui partage votre lit est un allié de choix pour vous aider à identifier si vous avez des maladies qui peuvent affecter votre sommeil. Si vous vous réveillez le matin avec l’impression d’avoir « dormi sur la corde à linge » et que cette situation perdure, vous avez probablement un trouble du sommeil. Consultez votre médecin si vous croyez être atteints d’apnée du sommeil, de ronflements importants ou d’un syndrome des jambes sans repos.

Pour ce qui est de l’insomnie, traiter les causes associées est un premier élément. Discutez avec votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez beaucoup de médications pour établir si l’insomnie est un effet secondaire et s’il est possible d’aménager votre posologie pour diminuer les effets.

Vous croyez que les somnifères sont le meilleur remède contre l’insomnie ? Détrompez-vous. Les études ont largement démontrées que pour traiter l’insomnie, la médication avait des effets moindres et son efficacité diminue avec le temps, par rapport à des solutions cognitivo-comportementales.

Au plan cognitif, sachez que vos pensées peuvent vous jouer des tours. Nous avons souvent des attentes irréalistes par rapport au sommeil ou de fausses croyances dont on peut se défaire. Par exemple, il n’est pas nécessaire à tout le monde d’avoir 8h de sommeil consécutifs dans une nuit pour avoir « bien dormi » et être reposé.

Au plan du comportement, l’hygiène de sommeil est un atout incontournable. En voici 12 règles :

  1. Ne passez pas trop de temps au lit. Si après 20 minutes vous n’êtes pas endormi, sortez du lit et n’y retournez que lorsque vous vous sentez vraiment fatigué. La règle des 20 minutes s’applique encore une fois. L’objectif est de briser l’association mentale inconsciente entre le lit et l’état d’éveil.
  2. Le lit est fait pour le sommeil exclusivement. Vous ne devez pas y lire ou y regarder la télévision. Cela favorise aussi l’association lit-éveil.
  3. Maintenez un horaire de lever constant. Même si vous n’avez pas bien dormi, résistez à l’envie de faire la grâce matinée. Oui, vous serez fatigué cette journée là, mais il sera alors plus facile le soir suivant de vous endormir.
  4. Si vous faites la sieste, assurez-vous qu’elle soit d’un maximum de 30 minutes et faite-la tard en matinée ou tôt en après-midi.
  5. Faites de l’exercice. La libération des endorphines favorisent la relaxation et « l’endormitoire » par la suite. Une bonne marche d’intensité modérée est un excellent choix. Il n’est pas nécessaire de s’adonner à un entraînement d’athlète pour libérer des endorphines.
  6. Passez du temps dehors, sans lunettes de soleil, spécialement en fin d’après-midi, début de soirée. La luminosité aidera votre rythme circadien à se réguler.
  7. Augmentez votre exposition à la lumière. Du jour idéalement, mais grâce à une lampe de luminothérapie durant nos hivers sombres.
  8. Mangez une petite collation avant d’aller dormir. L’activation du système digestif facilite la somnolence.
  9. Évitez la caféine, théine, le tabac et l’alcool après le dîner.
  10. Limitez les liquides en soirée. Si vous n’avez pas besoin de vous lever pour uriner durant la nuit, ou moins souvent, vous diminuez le fractionnement de votre sommeil.
  11. Évitez les écrans avant le dodo. La luminosité des appareils nuit à l’endormissement et les nouvelles ou les intrigues de vos émissions favorites peuvent mettre votre « hamster » en marche.
  12. Établissez une routine de dodo. Ce qui est bon pour nos enfants l’est aussi pour nous ! En établissant une routine récurrente et prévisible (exemple : brossage de dents, pyjama, coucher au lit), on indique à notre cerveau lorsqu’on l’amorce que l’étape finale est le sommeil. Il se met dès lors à se préparer mentalement à chaque fois.

Les techniques de relaxation sont également toutes indiquées pour faciliter le sommeil.

Je vous souhaite bonne nuit ! Faites de beaux rêves !

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Freinage: les facteurs extérieurs https://www.circulaction.ca/2020/01/29/freinage-les-facteurs-exterieurs/ Wed, 29 Jan 2020 19:11:25 +0000 https://www.circulaction.ca/?p=4907 Dans l’article « Freiner: une composante-clé d’une conduite sécuritaire » j’ai abordé la capacité de freiner. La portion du freinage comprise entre le moment où le conducteur perçoit qu’il doit s’arrêter et où il appuie sur la pédale de frein (du point A au point B sur le dessin ci-dessous). Abordons maintenant les facteurs qui influencent la […]

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Dans l’article « Freiner: une composante-clé d’une conduite sécuritaire » j’ai abordé la capacité de freiner. La portion du freinage comprise entre le moment où le conducteur perçoit qu’il doit s’arrêter et où il appuie sur la pédale de frein (du point A au point B sur le dessin ci-dessous). Abordons maintenant les facteurs qui influencent la distance de freinage.

Source: www.ornikar.com

La distance d’arrêt est la distance nécessaire à un véhicule pour s’arrêter. Elle comprend la période de perception du besoin d’arrêter car alors que le cerveau traite l’information, planifie le freinage et que le corps s’exécute, le véhicule continue de parcourir une certaine distance. Une fois que le pied a touché la pédale de frein, la distance de freinage sera influencée par différents facteurs externes, le tout contribuant à un arrêt complet.

Voyons ces facteurs externes

D’abord sans surprise, il y a la vitesse. Plus la voiture roule vite au moment où un freinage est entamé, plus sa distance de freinage sera longue. Toutefois, ce n’est pas une relation proportionnelle. Lorsqu’une voiture roule 2 fois plus vite, sa distance de freinage est multipliée par 4 par exemple.

Le poids du véhicule. À vitesse égale, un camion devra déployer plus d’énergie pour freiner et immobiliser sa charge. Sa distance de freinage sera supérieure.

L’état de la chaussée a évidemment un impact majeur sur la distance de freinage. La décélération dépend de la façon dont les pneus adhèrent à la route.

La qualité des pneus est un facteur-clé d’adhérence. Les pneus d’hiver sont conçus pour garder leur souplesse lorsque la température extérieure diminue. Une plus grande surface de pneu touche à la route, ce qui augmente le contrôle sur la neige. Les motifs sur les pneus d’hiver sont aussi conçus pour agripper la neige, évacuer l’eau et la gadoue, ce qui augmente l’adhérence.

Les pneus d’été supportent mieux la chaleur et les motifs sont conçus pour évacuer efficacement l’eau.

L’usure des pneus, d’hiver comme d’été, affecte les motifs et affaiblie leur performance. Le gonflement des pneus affecte aussi leur efficacité. Le sous-gonflement augmente considérablement le risque de défaillance des pneus. C’est une situation qui se présente davantage l’hiver puisque le froid provoque une diminution de la pression d’air contenue dans les pneus.

La météo affecte le coefficient de frottement sur la chaussée. La neige et la glace diminue l’adhérence. L’aquaplanage réduit également la surface de contact du pneu avec la route et augmente le risque de dérapage.

La présence d’huile ou d’hydrocarbure sur la chaussée réduit aussi l’adhérence.

L’état du véhicule, de ses freins, de ses amortisseurs, etc. a évidemment un impact sur sa performance lors du freinage.

Un freinage sur une surface plane sera plus court que dans une pente ou dans une courbe.

La visibilité affecte le temps de réaction. Ainsi, la pluie, une chute de neige, la poudrerie, le brouillard, le soleil ou la faible luminosité la nuit réduisent la capacité du cerveau de percevoir un danger pour pouvoir y réagir.

On ne contrôle pas la plupart de ces facteurs, mais il est important de reconnaître le rôle qu’ils peuvent jouer dans une manœuvre de freinage afin d’en tenir compte et même de les anticiper.

Je ne vous apprends rien en disant que de réduire sa vitesse et en laissant plus d’espace entre notre voiture et les autres autour de nous sont de bonnes pratiques pour une conduite sécuritaire. De même, faire un bon choix de pneus et entretenir notre voiture régulièrement contribuent à assurer notre sécurité.

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